Avocat-notaire
Né en 1957, marié, père de deux enfants
Expérience parlementaire :
Lorsque, il y a douze ans Monsieur Eddy DUC, alors Président du parti cantonal du PDC est venu me trouver en me proposant une candidature à la suppléance pour la députation du district de Sierre, je ne savais pas vraiment à quoi je m’engageais. Mon père avait certes une expérience de 16 ans de députation. Toutefois, j’ai accepté de le faire parce qu’il y a dans notre canton la possibilité de « faire ses armes » grâce à la suppléance.
C’est ce qu’a choisi et accepté de faire Laurent BAGNOUD, candidat que je salue et auquel j’apporte tout mon soutien. La suppléance est une fonction qui permet de remplir son mandat de député avec sérieux, sans toutefois se prendre trop au sérieux… on écoute, on découvre, on apprend. On reçoit toute la documentation que le député reçoit et on peut participer à tous les travaux de commission, à l’exception des trois commissions permanentes de haute surveillance (justice, gestion et finances).
On apprend également comment se traitent les sujets au Grand Conseil ; comment il convient d’intervenir ou de ne pas le faire ; comment une loi se met en place et quel est le processus d’élaboration.
On découvre aussi les différentes régions et les différentes activités économiques de notre canton, puisque les sujets et les objets de rencontres et de discussions sont les plus divers… Bref, c’est un excellent moyen de découvrir et de connaître son canton.
Le parlement, surtout dans le cadre du travail en commission, est un lieu également de confrontation des idées. C’est peut-être sur ce plan que l’expérience est la plus intéressante : voir et apprécier comment une situation, dans quelque domaine que ce soit d’ailleurs, peut être vue de manières diverses selon les sensibilités des personnalités. C’est de ces éclairages différents que le texte final ressort, texte auquel le plus grand nombre peut, dans la toute grande majorité des cas, finalement adhérer. Proposer, argumenter, écouter, résumer, parfois même diriger le processus si l’on accepte de présider une séance ou une commission, telles sont les activités du parlementaire.
J’ai eu la chance, en début de la dernière législature, d’être proposé par mon groupe comme membre de la commission de justice et d’être élu par le Grand Conseil directement à la vice-présidence de cette commission, ce qui m’a permis d’accéder après deux ans à la présidence de celle-ci. Ces deux dernières années comme président ont été les plus riches en expériences et les plus intéressantes de ces périodes parlementaires. On y apprend véritablement le fonctionnement de l’état et surtout on vit, avec les responsabilités et les ouvertures d’une telle fonction, une très belle expérience humaine.
Je souhaite à Laurent pleine chance d’abord dans le cadre de sa candidature et ensuite beaucoup de plaisir dans son activité. Il a le profil idéal pour l’engagement qu’il entend prendre dans le cadre du parlement valaisan. Je lui souhaite d’effectuer avec satisfaction les quelques législatures qui l’attendent, après quoi il se rappellera des paroles de Jonathan SWIFT : « Il n’y a pas de connaissances plus dures à acquérir que de savoir quand il faut s’arrêter ».
A Laurent, bon vent et bonne route !
Charles-André BAGNOUD