Chermignon s’est doté de beaucoup d’infrastructures ces dernières années. Quels défis attendent encore le futur président ?
La commune a surtout construit une crèche-garderie/UAPE à Chermignon-d’en-bas, ouverte dès le 8 août de cette année. La salle de gymnastique et l’école sont en voie de réalisation et permettront de dédier l’espace de Martelles à la jeunesse de la commune. Ces deux constructions seront prêtes pour la rentrée scolaire 2010-2011. Entretemps, il faudra revoir toute l’organisation des classes et des transports, en relation avec notre commune partenaire, Montana. Il s’agit d’un très gros chantier, qui va changer les habitudes des familles. Les autres infrastructures ont été construites à Crans-Montana, en collaboration avec les partenaires de l’association des communes de Crans-Montana. Trois autres chantiers attendent la nouvelle équipe : la revitalisation du village de Chermignon-d’en-haut, la construction de deux petits immeubles destinés à l’habitat principal aux Briesses, et surtout, dans le cadre de l’ACCM, les premiers travaux concrets pour la réalisation d’un centre aquatique à la Moubra. Il faudra encore suivre très attentivement le développement des pôles programmatiques qui ont été décidés pour Crans-Montana. Dans ce domaine, on essaie de planifier le développement de l’espace « Crans-Montana » jusqu’en 2020-2030.
Le poste de président de commune, à Chermignon, représente un 50%. Est-ce compatible avec votre engagement professionnel ?
Le poste de président est un poste à temps plein, rétribué à 50%. On n’est pas président de commune seulement les jours et les heures que l’on passe à l’administration ou au conseil. On l’est en permanence. Professionnellement, je solliciterai de mon employeur une diminution du temps de travail de 50%. A priori, cela ne devrait pas créer de problème, car le temps partiel est une pratique bien rodée dans les écoles de ce canton et les enseignants en recherche d’emploi sont nombreux.
Comment vous positionnez-vous face à une éventuelle fusion des communes du Haut-Plateau ?
J’ai présidé le groupe de travail qui a établi les statuts de l’association des communes et j’en préside actuellement l’assemblée des délégués. J’ai soutenu tous les processus de fusions et regroupements sur le Haut-Plateau. C’est dire que dans ce domaine, j’ai fait la preuve par mes actions. Plus concrètement, avec le groupe qui définit le plan de marketing territorial, nous avons fait une proposition concrète en la matière. Il faudrait à notre avis deux années de travaux préparatoires, pour dessiner le visage de la nouvelle commune. Nous proposerons par la suite un vote populaire d’entrée en matière, puis, si la population approuve le principe, la mise en place d’un processus du fusion. Nous estimons qu’une durée de quatre années avant un vote final serait un minimum.
Quelle part doit jouer une commune comme Chermignon dans le développement touristique de la région ?
Chermignon est une commune leader dans le développement du Haut-Plateau. Il est heureux que maintenant toutes les communes s’engagent à fond pour l’avenir de toute la destination.
Qu’avez-vous à dire aux indécis pour les convaincre de voter pour vous ?
Regardez mon bilan durant les deux dernières législatures, mettez dans la balance mon expérience en matière de gestion publique et le temps que je pourrai mettre à disposition de la collectivité. Ajoutez-y un esprit non partisan, désintéressé, indépendant et humaniste. Voilà quelques qualités que, modestement, je me permets de revendiquer.