Comment faire pour gagner la présidentielle ?
L’élection à la Présidence est avant tout une affaire de personnes. A ce titre, il s’agit de mieux se faire connaître encore au-delà de son propre parti, de mettre en évidence les compétences mises à disposition de toute la population, de démontrer une personnalité ouverte, empathique, à l’écoute des gens.
Pourquoi allez-vous l’emporter ?
C’est évidemment une question délicate. Je pense que mon expérience politique et le parcours accompli au profit de tous, au-delà des clivages partisans, pourrait séduire une partie non négligeable de l’électorat. Mais l’élection n’est pas faite. Un important travail de proximité doit encore être accompli pour tenter de convaincre ceux qui hésitent ou ne veulent pas se prononcer.
Le PLR et le parti Gris détiennent les clés de l’élection ?
L’ensemble des citoyens de la commune constitue la clé de l’élection. Ceux qui m’ont soutenu lors des communales bien sûr, mais aussi les électeurs des autres partis qui verraient bien arriver une forme d’alternance démocratique à Chermignon. A cet égard, ceux qui se sont prononcés en faveur du parti libéral radical et du parti gris sont sans doute les plus courtisés.
Un rêve politique pour Chermignon ?
Améliorer l’intégration entre les villages et la station, entre les villages eux-mêmes, entre citoyennes et citoyens des différentes factions. Améliorer encore les relations avec les communes partenaires, augmenter la confiance réciproque. Et puis, en dehors des joutes électorales, essayer de regarder l’autre sans lunettes blanches, jaunes, vertes, grises, etc…. Un peu d’agitation maintenant soit. Puis, pendant 3 ans et 9 mois, au travail. Tous ensemble.
Le défi prioritaire pour Chermignon ?
Attirer de nouvelles familles, les aider à ce qu’elles s’intègrent, pour que la vie sociale puisse perdurer. Chermignon n’a pas vocation à devenir un village dortoir, sans jeunes familles, sans enfants qui jouent, sans vie sociale. Cette problématique est heureusement moins marquée à Chermignon-d’en-bas et à Ollon. Il faudra donc se reposer la question de l’habitat dans le cœur « historique » du village. Conscient de cela, le conseil bourgeoisial actuel a néanmoins déjà entrepris des projets de réhabilitation pour l’un des quartiers.
Vous êtes conseiller depuis plusieurs périodes: la présidence s’imposait à vous comme une évidence ?
Tout à fait. D’autant que le poste de président étant libéré en 2009, notre parti revendique en toute légitimité la présidence pour l’un de ses élus, actif au Conseil depuis 2001.
En quoi serez-vous un bon président ? Et différent de Gaston Clivaz ?
Je suis une personne plutôt réservée, voire parfois timide. Par contre, ma capacité de travail est reconnue. De même, je sais aller à l’essentiel, sans dévier de mes principes de base qui sont l’équité, l’ouverture aux autres. On me reconnaît aussi une forte indépendance d’esprit et une grande durée dans mes engagements. Permettez par contre que je ne me compare pas à Gaston Clivaz, actuel président. Ce serait indélicat, car, jusqu’au 31 décembre prochain au moins, je serai encore conseiller, et donc membre solidaire du conseil actuel de Chermignon, sous la Présidence de Gaston Clivaz.
On vous lit souvent sur le blog de Sixième Dimension. Un apport de voix appréciable? Une manière de se profiler ?
Et j’y suis bien plus encore que ce que vous pensez. En général, j’apprécie beaucoup de donner des réponses précises à des questions qui concernent la commune ou Crans-Montana. Pour mes opinions j’utilise par contre un pseudonyme, comme beaucoup d’autres d’ailleurs. Plus concrètement, j’adore écrire et argumenter. Cela m’est resté de mes années à la tête de la Société pédagogique Valaisanne.
Vous avez présidé l’assemblée de l’ACCM, dont des débats ont parfois été agités: un plus indéniable pour être à la tête de Chermignon ?
Les débats ont été parfois animés, c’est vrai. Il faut dire que j’aime beaucoup ces moments de joutes argumentatives et que bien des délégués sont extrêmement motivés et travailleurs. En tant que président, c’était mon rôle de faire en sorte que les règles fixées pour une telle instance soient respectées. Le plus indéniable dont vous parlez, c’est sûrement la connaissance de l’ensemble des dossiers intercommunaux qui sont traités par l’ACCM.
Jaune ou Blanc: les citoyens verront-ils une différence si l’un ou l’autre parti accède à la présidence ?
Question maligne. Les partis ont établi leur programme. Forcément, au niveau d’une commune, on observe de fortes convergences. La présidence par contre est affaire de personnes, je l’ai déjà dit. Ceux qui ont travaillé avec moi ont remarqué que je m’engageais à fond dans ce que je faisais et que mes projets aboutissaient rapidement. Ils ont aussi remarqué que je suis capable d’ouverture et de consensus. Le mot « ouverture » n’est pas pour moi un slogan de campagne électorale. J’en ai fait la preuve par les actes durant les huit dernières années.
En cas d’échec, poursuivrez-vous votre travail de conseiller ?
J’ai été élu pour la période 2009-2012 avec 607 suffrages, meilleur résultat donc des conseillers. Je ne trahirai bien sûr pas leur confiance.
La population du village de Chermignon vieillit, semble-t-il. Comment attirer des jeunes et des familles sur le territoire ?
Le conseil n’est pas resté bras croisés face à ce problème. En collaboration avec les autres communes, il a installé une crèche-garderie/UAPE à Chermignon d’en bas. Simultanément, il recrée de nouvelles infrastructures scolaires, y compris une salle de gymnastique et polyvalente. La bourgeoisie construit deux petits immeubles aux Briesses en entame la réhabilitation du quartier de Charamola. On devra encore réfléchir à la manière de rendre nos villages plus conviviaux et animés. En collaboration avec les communes voisines, il faudra encore réfléchir à la création de commerces de proximité. Chermignon serait à cet effet un lieu assez centralisé. Finalement, il faudra aussi envisager de détourner la route cantonale du centre de Chermignon-d’en-haut. Elle scinde littéralemement le village en deux entités qui communiquent mal entre elles.
La fusion des communes du Haut-Plateau: un objectif nécessaire ?
Tout à fait. Je vais invoquer peut-être un autre motif que ceux qui sont d’habitude avancés. La région de Crans-Montana est un poids lourd de l’économie de notre canton. A contrario, elle demeure un poids plume au plan politique. Au niveau de l’association des communes, nous allons engager la réflexion dès la prochaine législature et fixer une feuille de route.